Les héros oubliés de la Marine Royale Canadienne

Nathalie Roy, 5iem Secondaire, Ecole Secondaire Paul-le-Jeune, Trois-Rives, Québec
Nathalie Roy, 5iem Secondaire, Ecole Secondaire Paul-le-Jeune,
Trois-Rives, Québec
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La Seconde Guerre mondiale a été la plus terrible des guerres qu'a connue l'histoire de l'humanité. De 1939 à 1945, cette guerre a fait plus de 40 millions de morts aux quatre coins de la planète. Cette guerre se distingue des autres par l'idéologie de la tyrannie hitlérienne qui menaçait l'humanité d'une dictature absolue basée sur le racisme et le militarisme. Le Canada décida de rejoindre les rangs des nations démocratiques dans cette formidable croisade pour la liberté afin d'empêcher le monde libre de tomber entre les griffes d'Adolf Hitler. La Marine Royale Canadienne joua un rôle de premier plan dans cette lutte acharnée qui scella le sort de la civilisation.
Avant la guerre, la marine canadienne était une force militaire relativement modeste avec peu de navires. Lorsque ce conflit a commencé, le Canada ne disposait que de 13 navires de guerre et d’environ 1500 marins. Aucune autre force maritime ne connut une telle expansion pendant la guerre. En 1945, plus de 99 688 hommes et environ 6500 femmes avaient servi dans la Marine Royale Canadienne. De plus, notre flotte ne comptait pas moins de 431 navires de guerre du dragueur de mines jusqu'au porte-avions formant ainsi la troisième force navale parmi les pays alliés.
La Marine Royale Canadienne se distingua avec honneur dans les diverses missions qui lui furent confiées. Près de 60 navires canadiens ont joué un rôle très important lors du débarquement de Normandie en 1944, d'autres navires escortaient des convois entre la Grande-Bretagne et la Russie (la route de Mourmansk). Des avions et des hydravions de la marine patrouillaient les côtes canadiennes à la recherche des bâtiments ennemis. Le rôle principal confié à notre marine fut l'escorte des convois entre le Canada et l'Angleterre lors de la célèbre bataille de l'Atlantique.
Dans les plus sombres années de la guerre, les sous-marins allemands venaient semer la terreur dans le Golfe du Saint-Laurent. Ils remontaient même le fleuve jusqu’à la hauteur de Rimouski au Québec. De 1939 à 1945, une vingtaine de navires de commerce et quatre navires de guerre furent torpillés dans le Golfe.
Au terme de la Seconde Guerre mondiale, la marine canadienne coula ou aida à couler 33 sousmarins ennemis. Le bilan de nos pertes démontrait que 24 de nos navires de guerre avaient été détruits et enregistrait le décès de plus de 2024 marins.
Tous ces matelots qui ont servi dans nos forces maritimes ont été de véritables héros oubliés. Parmi eux se trouvait Augustin Perron, un officier de première classe ayant servi sa patrie au péril de sa propre vie. Malgré les conditions de vie difficiles sur un navire de guerre de l’époque, cet homme de notre région s'est enrôlé volontairement dans la Marine Royale Canadienne afin de protéger la liberté. Durant cette interminable guerre, M.Perron a démontré un sens du devoir et un courage remarquable comme tous ses frères d’armes.
Augustin Perron est né à Saint-Tite, au Québec, le 14 mars 1921. Il est le fils d’Henri Perron, entrepreneur plâtrier, et de Étudienne Perron. Il venait d’un milieu modeste, la famille Perron comptait 9 enfants. Répondant à l’appel du devoir, il servit au début de la guerre dans la marine marchande. Cependant, il décida de rejoindre la Réserve Volontaire de la Marine Royale Canadienne le 17 mars 1943 à l’âge de 22 ans. Par la suite, il servit en haute mer sur plusieurs navires auxiliaires de la marine militaire canadienne.
Après la guerre, Augustin raconta à son frère Marcel plusieurs de ses aventures. Il avait entre autre fait partie de l’équipage d’une vedette rapide de la marine qui servait à chasser les sous-marins dans le Golfe du Saint-Laurent. Il était officier responsable des machines avec le grade de chauffeur de 1ère classe. Ces petites vedettes ne comptaient que quelques hommes d’équipage. Elles étaient armées de mitrailleuses lourdes et de grenades sous-marines. Avec un équipement de détection rudimentaire, elles traquaient les sousmarins ennemis qui s’aventuraient le long de nos côtes.
Lors d’une patrouille, l’équipage repéra un sousmarin allemand qui avait fait surface, probablement pour recharger ses batteries. Le commandant ordonna à ses hommes de rejoindre leurs postes de combat. Augustin se précipita sur la mitrailleuse avant et ouvrit le feu sur le kiosque du sous-marin qui amorçait sa plongée. La Vedette canadienne commença la chasse au sousmarin qui avait réussi à plonger et dut interrompre sa poursuite après avoir tiré toutes ses grenades sous-marines. Nous n’avons jamais su si le sousmarin avait bien été détruit ou s’il avait réussi à s’échapper. Augustin était convaincu qu’ils avaient quand même réussi à l’endommager.
La famille d’Augustin Perron ne recevait pas souvent de nouvelles. Sa pauvre mère comme toutes les autres mères de marins canadiens s’inquiétait énormément pour la vie de son fils. Combien de prières n’a-t-elle pas récitées, à combien de messes n’a-t-elle pas assisté dans l’espoir de voir revenir son fils vivant de la guerre. L’angoisse était au rendez-vous dans toutes les familles qui avaient un fils dans la Marine Royale Canadienne.
Ses hommes qui ont sacrifié leur jeunesse et parfois même leur vie au service de la noble cause de la liberté méritent notre respect et notre admiration. Grâce à eux, notre génération peut s’épanouir dans la paix et la démocratie. Ils n’ont jamais hésité à mettre leur vie en jeu, affrontant les intempéries de la mer pour défendre ce qu’il y a de plus précieux. Nous leur devons tant et nous ne les remercierons jamais assez.
De nos jours, la Marine Royale Canadienne est toujours l’héritière de ces temps glorieux, car les navires canadiens patrouillent toujours les mers aux quatre coins du globe au service de la démocratie et de la liberté.
Biographie:
Je m'appelle Nathalie Roy et je termine présentement mon cinquième secondaire à l'école secondaire Paul-Le Jeune de St-Tite, au Québec. J'habite Saint-Joseph de Mékinac, un petit village de la région Je me considère comme une personne passionnée et impliquée dans la société. J'ai plusieurs champs d'intérêt comme l'histoire, les cultures, les langues et je suis tout aussi bien passionnée par le domaine artistique que scientifique.
En passant par le violon et le piano, j'ai grandi au rythme de la musique où j'acquière au fils des années une passion grandissante. Depuis maintenant près de 2 ans, j'ai la chance de performer dans un orchestre classique de plus de 50 musiciens, l’Orchestre Symphonique pour Jeunes Philippe Filion de Shawinigan. J'ai aussi le bonheur d'enseigner cette passion à une petite fille de 6 ans qui désire jouer du violon.
Parallèlement au temps que j'accorde à la musique, j'ai aussi satisfait mon côté scientifique en participant pour la première fois à l'Expo-Sciences Bell 2010. Dans le cadre de ce projet, j'ai participé à la finale régionale de Trois-Rivières où j'ai obtenu deux bourses d’excellence. De plus, mon projet à été choisi pour participer à la finale provinciale de la Super Expo-Sciences Bell 2010.
L'an prochain, je vais étudier au Collège Laflèche de Trois-Rivières. J'ai choisi le programme du Baccalauréat International, études et langues internationales, car, pour moi, ce programme unifie ma passion pour l'histoire et pour les langues. Plus tard, j'aimerais poursuivre une carrière dans le droit, plus précisément comme avocate.
Pour terminer, je ressens beaucoup de fierté de voir que mon travail sur l’histoire de la Marine Royale Canadienne a été sélectionné par l’Association des Officiers de la Marine du Canada. Le fait qu’une institution aussi prestigieuse reconnaisse ainsi mon implication me touche énormément.